C A B A N E   À   S A U V A G E
résidence de création

mai - novembre 2015
territoire du Pays de Bitche

 

"...d'abord les forêts, puis les cabanes, les villages, les cités et enfin les académies."

(Gianbattista Vico)

Notre résidence sur le territoire du Pays de Bitche avait pour but une création pour la scène début 2016.

Nous avons commencé par des MARCHES PHILOSOPHIQUES, où, guidés par des personnalités locales et accompagnés d'un public, nous partîmes à la découverte de lieux qui parlent de la friction entre sauvage et civilisé. Nous avons choisi 10 angles d'attaque de cette thématique et nous les avons proposés aux guides qui ont, eux, choisi le lieu et le chemin. Nous avons réfléchi ensemble aux notions de sauvage, de civilisé mais aussi de l'action de l'Homme sur la Nature et de  la forêt comme lieu de l'imaginaire occidental. Pendant chaque marche nous avons enregistré des sons et des images.

Une exposition intitulée CABANE À SAUVAGE - installation sonore  qui retrace toute cette expérience a eu lieu à la Médiathèque de Bitche en octobre 2015.

ENSAUVAGEMENT DU LYCÉE - résidence de création et d'intervention au lycée Teyssier de Bitche autour de cette même thématique s'est développée d'octobre à novembre 2015 (visite guidée de l'exposition, ateliers mise en scène et performance, atelier photo paysage, atelier théâtre).
La nouvelle création pour la scène CABANE À SAUVAGE  a été présentée au public avec la pièce MA CABANE

du 2 au 6 février 2016 au TAPS Gare à Strasbourg et le 26 février 2016 à l'Espace René Cassin de Bitche 


Guidées par une personnalité locale, ces marches philosophiques ont fait découvrir des lieux qui témoignent de la rencontre entre le sauvage et le civilisé. Nous avons réfléchi ensemble à l’action de l’Homme sur la Nature et à la forêt comme lieu de l’imaginaire occidental.



Dans un caveau du XVIII siècle, le dispositif invite le public a éprouver des paradoxes. L’immersion dans le lieu est angoissante et rassure à la fois. Les constructions en carton dominent les visiteurs tout en paraissant fragiles, prêtes à s’effondrer. De divers point de l’espace, des voix humaines résonnent et témoignent de l’action de l’Homme sur la Nature : sous une cacophonie aux accents étrangement bienveillants percent de singulières promesses de catastrophes. Nous sommes dans un mémorial prémonitoire.


Installés au lycée avec nos matériaux : boites en carton, son et images projetées, nous avons invité les élèves à s'associer à notre réflexion sur la dialectique sauvage/civilisé. Des actions "sauvages" ont surgi et se sont cristallisées en une performance publique qui a électrisée l'ensemble de l'établissement.



Nous proposons avec Cabane à Sauvage une expérience sensitive du Sauvage. Pour ce faire, nous avons délaissé nos modes de conception habituels qui cherchent à produire des formes à partir de témoignages, pour créer un poème numérique fait de volumes, de sons et de couleurs. Une plongée dans les âges de la Terre et de l’Homme, mélange chaotique de vie sauvage et de technologie. Nous tentons de rendre accessible à notre imaginaire la vie grouillante sur Terre avant et en dehors de l’Homme afin de percevoir l’infime place que nous occupons dans la chronologie terrestre.